Opinion : Se jeter à l’eau

Cela a mis du temps mais les choses sont en bonne voie. Maya Bay est fermée depuis un an pour permettre à l’écosystème de se régénérer après les dommages du tourisme de masse.

Les principaux parcs marins du secteur, comme ceux des Similan et de Surin, sont maintenant fermés pour leur ‘régénération annuelle’ pendant la saison basse, qui coïncide avec l’arrivée de la mousson du sud ouest et rend les conditions maritimes dangereuses. Au même moment le Département des Ressources Maritimes et Côtières (DMCR) cherche des “Rangers des Mers” volontaires pour surveiller les autres récifs populaires auprès des touristes.

Les coraux facilement accessible depuis Phuket ont souffert depuis plusieurs années. Le DMCR lui même, il y a deux ans, estimait que le tourisme de masse avait ‘tué’ près de 75% des coraux de Koh Hei, “l’Île des Coraux” en thaï. Et tous ces dégâts en seulement 10 ans, déclaraient les officiels du DMCR.

Mais il semble que la marée change. On a commencé à comprendre que les touristes ne viendront plus s’il n’y a rien à voir.

Autre aspect important de cette compréhension qui ne doit pas être négligé est l’appel à des experts étrangers pour tenter de sauver les coraux de la région. De nombreuses compagnies de plongée de Phuket ont mené depuis des années un combat pour la préservation de l’incroyable beauté qui s’étend sous la surface.

Bien sur des groupes thaïs sont également impliqués – citons Go-Eco Phuket (cliquez ici) qui mérite une mention spéciale pour ses efforts – mais au début le nombre de plongeurs étrangers qui signalaient les destructions des coraux dépassaient de loin le nombre de thaïs qui travaillaient dans ce secteur.

La aussi les choses ont changé.

Saluons donc toutes les personnes de l’industrie maritime de Phuket, et notamment les plongeurs de Phuket, qui ont joué un rôle en promouvant une attitude positive pour la préservation de l’écosystème marin. Leur perseverance paye.

Nous sommes impatients que le DMCR reçoivent le soutien nécessaire pour son projet de “Rangers des Mers”.

Nous appelons ainsi à une transparence totale pour les plaintes qui seront adressées à des individus et des compagnies accusées d’enfreindre les lois pour la protection des récifs, mais aussi pour que ces accusés disposent d’un droit total de se défendre.

Mais tout cela doit rester dans la sphère publique. De tels problèmes ne peuvent pas rester privés et se résoudre derrière les vitres teintées de certains services du gouvernement. Ces pratiques doivent disparaître.

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